Musée Testut - Latarjet

C'est en 1854, à l'initiative de C. Richard, directeur de l'école préparatoire de Médecine de Lyon, et du Préfet Vaîsse que fut créé le Musée d'Anatomie de Lyon.

Héritées des cabinets anatomiques qui se succédèrent depuis le XVIIIème siècle et des legs consentis par quelques grands noms de la médecine lyonnaise, les collections du musée furent considérablement enrichies par L. Testut et A. Latarjet, anatomistes de renom.

 

L'inventaire de 1863 recensait 1500 spécimens, en 1944, le Musée comptait plus de 10 000 pièces. Les pièces présentées sont le fruit d'une collecte de deux siècles.

Aux pièces conservées dans l'alcool ou le formol, s'ajoutent des spécimens anatomisés selon une technique mise au point au XVIIIème siècle par H. Fragonard ; la pièce fixée à l'alcool ou au formol est ensuite disséquée, peinte, vernie, et ainsi préservée pour la formation des futurs mèdecins.

Des moulages en cire illustrent les principales régions anatomiques.

Le Musée est organisé en plusieurs sections, quatre vitrines traitent des grandes régions anatomiques (système nerveux, coeur et vaisseaux, appareil digestif et uro-génital, appareil locomoteur).

 

Une étude complète du squelette normal et pathologique est proposée.

Une vitrine est consacrée à Léopold Ollier, père de l'orthopédie moderne, (pièces expérimentales, pièces opératoires, instruments) qui dut sa renommée intenationale à ses travaux sur le périoste.

Le Musée offre un panorama complet de l'embryologie et des principaux types de malformations.

Une section est consacrée à l'anthropologie criminelle. Elle rassemble des pièces relatives à quelques affaires médico judiciaires célèbres et évoque le souvenir de Gall, père de la phrénologie, de Bertillon et de l'anthropométrie judiciaire, et de Lambroso, inventeur de la théorie dite du « criminel né ».

 

Au second niveau, le visiteur peut découvrir l'anatomie comparée, la parasitologie, la paléoanthropologie et des pièces antiques collectées par le premier doyen de la faculté de Médecine, Louis-Charles-Emile Lortet.

Adresse

UNIVERSITE CLAUDE BERNARD
8, Avenue Rockefeller - 69373 LYON Cedex 08
Métro Ligne D, station Grange Blanche
Tél. 04-78-77-75-86
Parking à proximité
Site web : http://museetl.univ-lyon1.fr

Visites

Ouvert du lundi au samedi de 15h30 à 19h30. Droit d'entrée :

  • Plein tarif 2 euros ;
  • Tarif réduit (étudiants) 1 euro ;
  • Entré libre (enfants de moins de 12 ans accompagnés, professionnels et étudiants de santé, membres de l'ICOM, etc.) ;
  • Visites guidées : à partir de 5 personnes, 3 euros par personne.

Pièces remarquables

  • Cires anatomiques ;
  • Squelettes de rachitiques et tuberculoses osseuses ;
  • Crâne phrénologique de Gall ;
  • Crânes d'hydrocéphale et de microcéphale de la collection Imbert ;
  • Vers parasites ;
  • Tératologie : cyclopes, sirènes, siamois ;
  • Collection Ollier…

Collections

Fracture diaphysaire du fémur avec cal vicieux et décalage du fragment.Cal osseux
Moulage en cire : cavité thoracique en vue postérieure après ablation de la colonne vertébrale.Moulage en cire

Crâne phrénologique de Gall (1758-1828). Il fut le premier à évoquer l'existence de localisations fonctionnelles dans le cerveau…Crâne phrénologique
« Tube de Crookes », générateur de rayons X, utilisé dans les appareils de radiologie.Radiologie
Daviers à résection pour l'ablation de fragments osseux.Daviers
Lorsque ce processus est généralisé sur plusieurs os, on parle de maladie exostosale ou maladie d'Ollier.Exostose
Injection des vaisseaux du foie à l'aide de résine suivie de corrosion par un acide ce qui permet de mettre en évidence les ramifications vasculaires les plus fines (XIXème siécle).Vascularisation du foie
Main anatomisée montrant la vascularisation, les nerfs et les tendons de la paume de la main. Pièce réalisée en 1910. Honoré de Fragonard, démonstateur à l'école véterinaire de Lyon, a perfectionné la technique au XVIIIème siécle.Main anatomisée
Buste de Luis-Léopold Ollier (1830-1900) créateur de l'orthopédie moderne.Buste du Pr. OLLIER

Remerciements

Nous remercions M. Jean-Christophe NEIDHARDT, Conservateur du Musée, qui nous a donné son autorisation pour utiliser les documents photographiques.